3 oct. 2017

La douloureuse



Tu trouves pas que ça fait longtemps qu'on n'a pas parlé de trucs de gonzesses ? Messieurs, si vous voulez bien sortir, ça va causer hormones, kilos, pré-ménopause et bouffées de chaleur et je doute que ça vous intéresse.

Merci.

Visite annuelle chez la gynécologue. Pas de soucis particuliers, ça va même plutôt mieux depuis un an. Après l'arrêt du Miréna, je n'avais plus de contraception et des cycles complètement anarchiques. Un vrai coup d'état permanent, l'horreur. La docteure m'a donc proposé un autre truc qui s'appelle Lutéran (chlormadinone en générique).  C'est un progestatif à prendre vingt jours par mois et tu arrêtes huit jours et tu recommences.

Depuis un an, ça va vachement mieux. D'autant plus que l'arrêt du Mirena a aussi arrêté les mycoses dont j'étais coutumière. Glamour on a dit. Messieurs, dehors on a dit ! 

Visite annuelle donc pour renouvellement d'ordonnance.  Sauf que tu sais bien que ça ne se limite pas à ça... Et moi qu'est ce que je redoute dans ces cas-là ? Même pas le spéculum glacé, nan, je redoute... la balance ! Car depuis plusieurs années, je n'ai plus de balance et je ne m'en porte pas plus mal. Sauf que je ne sais pas où j'en suis niveau poids. Je rentre toujours dans les mêmes pantalons mais en ce moment, je les remplis vraiment bien. Y a pas de place perdue, tu vois.

Sur la route du cabinet, je me demande d'où m'est venue cette idée saugrenue de prendre rendez vous le lundi suivant le retour de vacances. Parce qu'à coup de galette complète, d'andouille et d'apéro, de restos deux fois par jour et de crêpe beurre-sucre, je ne pense pas avoir amélioré le problème.

Je mets tout de suite la docteure au parfum sur le coup des vacances, je lui dis aussi que depuis que je prends le traitement ça va mieux, sauf que je me sens quand même un peu gonflée. Elle me demande si du coup, j'ai bien profité des vacances et si je me sens reposée. C'est gentil.
Je me déshabille et toute nue, je monte sur l'engin à cristaux liquide avec la peur au ventre.

La douloureuse.
Plus trois kilos par rapport à l'année dernière.

Alors pour certaines, trois kilos ça peut sembler peu mais quand on fait mon poids, quand on a déjà trois chiffres affichés, bah c'est bof. J'ai tout de suite dit qu'il y en avait au moins la moitié qui étaient ceux des vacances, ce qui est sans doute vrai... Elle a acquiescé. Puis elle m'a expliqué qu'avec l'âge (et bim !), les dépenses énergétiques du corps de la femme diminuent. Donc deux solutions : moins d'apport ou plus de dépenses. L'inverse de mon compte en banque en somme.

Ok. Je vais voir ce que je vais faire. 

Mais elle n'a pas été méchante et quand je vois ce que certaines peuvent vivre dans ces cas-là, je me dis que c'était pas si pire.  Après je lui ai dit que même si ça allait mieux, je subissais quand même des accès de température élevée vers 5h / 5h06 toutes les nuits. J'ai chaud, je crève de chaud. Pas comme me racontait Maman à une époque, quand elle se réveillait avec sa chemise de nuit trempée, mais j'ai trop trop chaud.

C'est sans doute la pré-ménopause qui commence à se radiner, qu'elle explique (et re-bim !). Y a pas grand chose à faire. 
Je lui demande s'il n'y a pas des thérapies alternatives, genre compléments alimentaires. Selon elle, ça ne marche pas terrible sauf chez quelques patientes. Elle m'écrit sur un petit papier "Acthéane", un truc homéopathique. Quelqu'un connaît ?

Au final rien de grave, juste des petits inconvénients. Enfin un inconvénient de trois gros kilos quand même. 
Au final, ça me touche moins que d'habitude parce que les vacances étaient géniales, qu'hier soir, j'ai tout donné à l'aquagym, et qu'en rentrant j'ai pas mangé de la trop bonne andouille (médaille d'argent 2017) rapportée de Bretagne.

Si ça se trouve, je suis déjà qu'à plus deux.





52 commentaires:

  1. Arf le coups de la balance chez gygy!! J'y avais droit qu'enceinte. Maintenant elle ne me pèse plus et me demande mon poids. J'avoue, sur ce coups là, je rabote de 3-4 kg. On n'est pas à ça près!! Du coup elle est contente et moi aussi... des biz

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    1. Mais moi, je peux pas raboter puisque je sais pas à combien je suis ;-)

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  2. Je ne connais pas l'Achtéane mais j'ai pris un produit appelé Lachetis Mutus, des p'tites boules d'homéopathie à base de venin de serpent, qui convenait pour soigner certains désagrément de l'approche des règles — problèmes de circulation, de digestion ou de sommeil — et, attention, les bouffées de chaleur dues à la pré-ménopause. Je t'en parle parce que ça ne vaut que 2,60€ chez le pharmacien, ça ne représente pas un investissement monstrueux et que ça vaut peut-être le coup d'essayer.

    Dans tous les cas, c'est bien que l'entretien avec la doctoresse se soit bien passé parce qu'avec les cas de grossophobie dans le corps médical de plus en plus souvent évoqués, ça fait presque peur de se faire soigner, des fois que ton médecin soit un blaireau qui te dira que ton ongle incarné ou ton eczéma sur le cuir chevelu est dû à ton surpoids.

    Courage à toi !

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    1. Merci pour le tuyau ma belle. Je vais tenter, ça ne risque que de marcher !

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  3. Bonjour Armelle, je ne commente jamais, mais là je suis interpelée : j'ai pris du Lutéran pendant des années, ne supportant pas les pilules «classiques», et ça me faisait gonfler... Depuis que je l'ai arrêté, passant à un stérilet, j'ai perdu dans les 5kg (en gros, pas de balance chez moi), que je n'ai jamais repris. Et ceci sans me mettre au sport ni à une alimentation différente! Donc peut-être que tes vacances ont bon dos? De toutes façons une chose est sûre : il ne faut pas se priver de crèpes :)
    Bonne journée!

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    1. Tu sais, je crois que je préfère les petits kilos en trop à ce que je vivais avant. L'anarchie des cycles était invivable...
      Tu as raison, vive les crêpes !

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  4. Coucou Armelle, comme traitement naturel des troubles de la vie gynécologique (je préfère parler en général, mais bouffées de chaleur, oedème and co pour préciser... ) tu peux consulter une de mes consoeurs étiopathes. Il y en a une à Aytre. Nous avons de très bons résultats, et pas de médicaments à ingérer! bisous! Ma Rie

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    1. Je ne savais pas ce qu'était l'étiopathie alors j'ai interrogé mon ami Google. Ça a l'air intéressant... Une question toutefois : est-ce que cette pratique fait "craquer" les articulations ? C'est vraiment quelque chose que je ne supporte pas...

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  5. Ah la laaaa ! Je n'ai "que" 2 ans de plus que toi, mais chez moi les symptômes de préménopause ont commencé il y a environ 4 ans je pense. L'enfer. Des bouffées de chaleur terribles, et surtout, le plus douloureux pour moi, des coups de cafard incontrôlables qui me donnaient envie de me rouler en boule sous la table, là tout de suite. Et ce plusieurs fois par jour. Donc aussi au boulot... Voilà.
    Je ne suis plus sous contraceptif depuis 15 ans, c'est mon homme qui a pris la contraception de notre couple en charge via une vasectomie, et ça les filles, vous n'imaginez pas comment ça m'a changé la vie. Parce qu'avant ça, j'avais essayé TOUT ce qui se fait en matière de contraception féminine (si vous avez des questions ;) ), sauf le stérilet (pour raisons médicales). Rien ne m'a convenu.
    Mon homme m'avait déjà proposé à plusieurs reprises de prendre ça en charge, j'ai fini par accepter. Depuis bien sûr, je ne suis plus sous hormones, et ça c'est vraiment vraiment bien.
    Bref, la préménopause donc. J'ai consulté, mais je n'ai rien pris contre ces symptômes déplaisants, parce que le partage d'expériences autour de moi m'a convaincue que rien n'était totalement efficace. En surtout, je suis assez incapable de prendre un quelconque traitement sur le long terme, je pense que c'est dû au fait que je dois déjà gérer ma maladie chronique au quotidien, que cette maladie est très (très) présente dans ma vie, et que du coup mon cerveau refuse de prendre en charge quoi que ce soit d'autre en matière de santé.
    Donc j'ai pris mon mal en patience. Et puis ces bouffées de chaleur se sont estompées, espacées, mais surtout, je n'ai plus eu ces accès de micro-dépression, ce qui était pour moi le plus difficile à supporter.
    Ce qui est bizarre, c'est que ça c'est déclenché presque d'un coup. Presque du jour au lendemain, mes cycles se sont allongés, allongés, allongés, dans le même temps j'ai eu ces coups de chaud, et puis très vite, plus de règles. Enfin, 3 fois par an.
    La dernière fois, c'était comme par hasard quand on est parti au Portugal après genre 6 mois de silence (ça tombait donc à point nommé), en août 2016. Voilà. Fini. POF. Rien depuis.
    Enfin............. jusqu'à HIER !!!!!!!! WTF ????????

    arf... Wordpress me signale trop de caractères, je coupe mon message ici... je reviens

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    1. Question poids bon, je ne sais pas. Jusqu'à ce que l'an dernier je me réveille et me dise stop, je pense que la prise de poids insidieuse des années précédentes n'était pas liée à ça, mais plutôt à une perte de repères progressives de ce que je mettais dans mon assiette. En tout cas, j'y ai remédié, même en étant en préménopause, donc c'est possible.
      C'est vrai que la clé, la seule, c'est comme tu dis de mettre en balance les apports et les dépenses. Et de compenser les "apports complémentaires" avec le menu du lendemain ou des jours suivants si on ne peut le faire par la dépense, sans se priver pour autant.
      Depuis que j'ai trouvé comment faire, je n'ai repris aucun gramme des 10 kg perdus, et ne n'ai pas l'impression de faire des efforts ou des sacrifices, c'est mon cerveau qui fait le job. Voilà 5 semaines que je suis en arrêt d'activité physique suite à blessure, apparemment je mange moins vu que la balance affiche toujours le même chiffre.
      D'ailleurs tu dis que tu n'as pas de balance, je n'en ai pas eu non plus pendant des années.... #autruche
      Je ne suis pas persuadée que ce soit une bonne idée. Mais je te comprends, si tu savais.
      Faire face est parfois le début de la solution.
      Mais l'essentiel avant tout, c'est de se sentir bien. Evidemment ça fait hyper cliché de dire ça, mais ça n'en est pas moins vrai. Chacun(e) ses limites, ce n'est pas qu'une histoire de chiffre, mais de regard sur soi.
      Qu'est-ce qui te gêne dans le chiffre de la balance chez la gynéco ? Son regard à elle, qui a pourtant l'air bienveillant, ou ta mise en face des réalités ?
      3 kg, qu'on affiche 2 ou 3 chiffres sur la balance, ça ne sera pas grand chose pour les uns, beaucoup pour les autres. Là aussi c'est une question de relativité.
      La solution est en toi :)

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    2. "Faire face, c'est le début de la solution"... Ça m'interroge, ça me parle, ça me fait peur aussi... Mais j'y réfléchis.
      Oui, la solution est en moi.

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  6. DOMINIQUE3/10/17

    Je me doute bien que l'histoire de la balance, c'est comme passer en conseil de discipline ! Un moment pas très agréable.
    Pour les bouffées de chaleur, et autre ménopause, je suis nulle. Ma ménopause fut tardive (vers 54 ans), 6 mois de légères bouffées de chaleur, jusqu'à ce que je me rende compte que je n'avais plus mes règles depuis pas mal de temps...
    Alors que d'autres vivent un vrai martyre.

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    1. Quelle chance ! Exactement pareil pour ma mère (je lui avais posé la question quand j'ai eu toutes ces bouffées de chaleur), douce et tardive ménopause.

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    2. Nous ne sommes pas toutes égales devant la nature...

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    3. Non nous ne sommes pas égales devant la nature. À l'exemple de Dominique, la ménopause est arrivée chez moi comme un léger souffle d'autant que j'avais 44 ans. J'avais bien noté l'absence de règles mais je n'ai eu aucun autres effets secondaires. Une récompense pour toutes les fois où je me tordais de douleur pendant les règles. Na.

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  7. Ah ben elle a l'air bien ta gynéco. L'an dernier, j'en ai vu une qui a fait une fixation sur mon poids. Pdt qu'elle m'examinait, elle n'a parlait que de ça (oui merci, je sais que je suis en surpoids, mais oui je suis un bonne santé et non je ne suis pas pour les régimes draconniens qui bousillent tout). Du coup, à la fin, je lui demande si elle aussi a senti cette grosse boule dans le sein... ah ben non, elle n'a rien senti ! Trop occupée qu'elle était à se fixer sur mon poids... La semaine suivante j'ai vu la généraliste qui m'a confirmé que oui oui, j'avais bien une boule et plein de kystes et qu'il fallait que j'aille vite faire une échographie pour voir ce que c'est... Bravo la gynéco incompétente qui aurait pu passer à côté de qq chose de grave parce qu'elle me trouve abominablement grosse ! D'ailleurs si tu veux bien me dire qui est ta merveilleuse docteure (en pv si tu veux)...

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    1. J'espère que ce n'était pas grave ta grosse boule... J'ai changé de gynéco il y a deux ans et franchement, après 23 ans avec la même, je ne regrette pas ! En revanche, elle ne prend pas de nouveaux patients (je le sais parce que ma collègue vient d'essayer de prendre rendez-vous).
      Bon courage à toi.

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    2. Non non, heureusement, ce n'était qu'un gros kyste. Mais heureusement que ce n'était pas autre chose car elle serait passée complètement à côté à cause de son obsession pour mon poids. Dommage que ta merveilleuse gynéco ne prenne pas de nouvelles patiente ! C'est compliqué dans le coin...

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  8. Alors moi qui suis périmée depuis longtemps, j'ai rien eu comme traitement, mais le médecin m'avait proposé de l'homéopathie paraît il très efficace (je me souviens plus quoi).

    Laisse toi deux bonnes semaines pour reperdre ces trois kilos. Si tu focalises dessus tu vas en enquiller d'autres...
    Fais toi confiance, que ton estomac te signale quand il veut plus, bouge et bois de l'eau, beaucoup.
    Et tout ira bien.
    C'est bien que ta gynécologue n'ait pas rajouté de commentaires inutile et culpabilisant. ... t'as rien fait de mal !

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    1. Je ne focalise pas et à vrai dire, ça m'a fait du bien de reprendre une alimentation "plus simple". Je crois que mon foie aussi faisait grise mine ;-)

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  9. Chris (aka Paquita Chocolatera)3/10/17

    Question bouffées de chaleur, j'ai essayé divers compléments alimentaires spécifiques. Celui qui me réussit le mieux est Sérélys. Le THS j'ai tenté mais ça ne me réussit pas du tout. Question poids en ce moment j'en prends peu à peu, sans doute parce que je bouge moins depuis la retraite. Je viens de reprendre le sport mais cette semaine obligée d'arrêter suite à blessure.
    Ces trois kilos que tu as pris, laisse leur le temps de ficher le camp. Après tout cette pesée a eu lieu juste au retour des vacances.

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    1. Oui, on va laisser du temps. Bon courage pour ta blessure !

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  10. leyleydu953/10/17

    Pour la ménopause, je ne peux pas encore apporter ma pierre à l'édifice mais je sais déjà que je serai pénible à vivre parce que, comme le dit Coline, je me sentirai "périmée"...Je n'ai pas prévu d'avoir un autre enfant mais me dire que je n'aurai plus ce choix, ça me mine quand même.

    Chaque mois, quand mes règles arrivent, je suis triste (la vie est pourrie et je vais me jeter sous un train!), fatiguée, j'ai envie de manger du gras et du sucre et même quelques boutons peuvent se greffer sur mon visage mais j'ai décidé il y a 9 ans de ne pas aider la nature donc cycle naturel et pas de contraception alors je prends mon mal en patience pendant 3/4 jours...
    Je compatis aussi pour les kilos en trop mais comme toutes les filles avant moi l'ont déjà dit: après les vacances,on ne se pèse pas! C'est juste bon à te bousiller le moral et te faire perdre le bénéfice de tes vacances!
    Attends quelques jours et tout reviendra à la normale après que vous ayez écoulé toute l'andouillette, le far breton et autres galettes que vous avez ramené (si j'ai bien vu un butin sur FB...)

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    1. DOMINIQUE3/10/17

      Leyley, pourquoi serais-tu périmée parce que tu n'auras plus la capacité de faire un enfant ? La maternité n'est pas forcément et inéluctablement la seule identité d'une femme !
      Je n'ai pas pu avoir d'enfants, je n'ai pas trop cherché à en avoir d'ailleurs, et je ne me sens pas "périmée" encore moins "incomplète" !!! Dieu garde, on est autre chose qu'un utérus...

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    2. Leyleydu953/10/17

      Dominique,
      Je ne pense pas qu'une femme sans enfants soit une femme incomplète... c est juste de savoir qu'on peut le faire SI on en a envie...mon grand père à la fin de sa vie ne voyait plus grand chose et un jour, je propose de l aider à faire quelque chose et il me répond qu' il ne veut pas arrêter de le faire tout seul, que s il se laisse assister dans cette tâche, viendra un jour ou il ne pourra plus jamais la refaire tout seul de toute sa vie... donc je pense que c est une richesse d avoir la possibilité de choisir!
      C'est plutôt cette idée que je voulais exprimer mais peut-être suis je un peu nébuleuse dans mon explication (pas trop grave puisque j ai réussi à "caser" un petit bout de mon grand-père qui me manque tant!)

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    3. DOMINIQUE3/10/17

      Mais c'est indispensable, les grands-pères ! Le mien avait un accent espagnol à couper au couteau, et à chaque fois que j'entends ces sonorités, je fonds. Il était doux, nous fabriquait des jouets en bois, nageait la brasse à l'ancienne, le buste hors de l'eau comme on voit sur les photos sépia. Il était né en 1888. Une jolie date.
      J'ai compris très bien maintenant ce que tu voulais dire, Leyley. Merci pour la remontée de souvenirs de nos ancêtres !

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    4. Domi et Leyley, j'aime beaucoup votre échange!

      J'ai aussi tiqué en lisant le premier commentaire de Leyley, me disant que la maternité ne devrit pas être une fin en soit, la définition de "la femme"... Je suis encore loin de la ménopaue (touchons du bois!), mais ça ne change pas grand chose s pour moi parce que je ne veux/peux pas avoir d'enfants.

      Mais je comprend très bien ce sentiment de "périmé" décrit et expliqué par Leyley! Je n'ai jamais voulu d'enfant, n'en veut toujours pas alors qu'autour de moi ça procrée à tout va, et pense que je n'en voudrai pas dans le futur (mais bon, tout le monde peux changer d'avis un jour ou l'autre, non?). Donc l'annonce d'une potentiel impossibilité à procéer n'aurait pas dû me toucher tant que ça. Pourtant ça m'a ruiné sur le coup, parce qu'il y a une énorme différence entre ne pas vouloir (décision personnelle sur laquelle on peut toujours revenir) et ne pas pouvoir (sur lequel on a aucun emprise).

      Voilà voilà, le petit moment confession papotage du jour est fini, Coeur love et paillette sur vous les filles!

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    5. Smouik4/10/17

      Tu sais Zéphine, les médecins sont parfois loin, très loin des réalités de la nature et des forces de l'inconscient. On m'a dit la même chose qu'à toi, que je ne pourrais pas avoir d'enfants de façon "naturelle". J'ai encaissé le choc. Pour finir j'ai eu deux enfants et le plus naturellement du monde... Le plus important à mon sens, avec le recul, c'est de s'aligner par rapport, découvrir qui on est profondément et respecter cette personne en étant au plus près de notre être. Quand je te lis, et notamment au travers du portrait que tu nous as livré, je n'ai pas beaucoup d'inquiétudes sur ta capacité à te trouver...

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    6. Smouik4/10/17

      * s'aligner par rapport à soi

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    7. Il y a plein de jolies choses dans ce que vous dites.
      Leyley, à titre personnel, ma décision de ne pas avoir un autre enfant est bien plus ancienne et date d'une époque où j'avais encore la possibilité de procréer. Maintenant, je prends aussi ce médicament parce que je ne veux surtout pas risquer de tomber enceinte, même si maintenant, ma fertilité doit être amoindrie. Mais on ne sait jamais.

      Dominique, je suis complètement d'accord avec toi : avoir un enfant n'est pas une fin en soi. On peut complètement s'épanouir sans, même si la société manque un peu de compréhension à ce sujet (une femme, en couple, avec le bon âge.... pourquoi ne pas avoir d'enfant ?)

      Zéphine, je comprends tout à fait ton sentiment vis-à-vis de "pouvoir" et "vouloir". Si un jour ton désir d'enfant se manifeste, et même si tu ne peux pas concevoir toi-même, il y a d'autres moyens...

      Smouik, j'ai la même situation avec une de mes amies... qui vient de tomber enceinte !

      Des bises à toutes les 4

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    8. DOMINIQUE4/10/17

      Pour rebondir sur les propos de Smouik, c'est bien connu que certaines femmes, ne "pouvant" pas avoir d'enfants selon les médecins, lors de l'adoption d'un petit... se retrouvent enceintes.
      Zéphine, tu es dans la période difficile pour une femme : tout le monde veut que tu fasses un enfant, et personne ne comprend ton refus. J'ai été obligée d'envoyer paître ma belle-mère (ce qui n'était pas une mince affaire vu son caractère) qui nous harcelait avec ça. Quant à l'entourage professionnel "tu as des enfants ? Ah non ????" j'avais trouvé la parade "Non. Je suis stérile" si possible avec un air peiné. L'interlocuteur se ratatine, prêt à te présenter ses condoléances, et toi tu as la paix. Mais j'ai la chance d'avoir un mari qui lui non plus n'avait pas particulièrement envie d'enfanter.
      Tu remarqueras également qu'on ne pose jamais cette question à un homme. Ni s'il a envie d'un enfant, ni s'il en a.

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    9. Reine4/10/17

      Je suis ok avec vous sur le principe hein mais jai une confession a faire : une de mes filles à toujours dit qu'elle ne voulait pas d'enfant. ..Mais rien à faire. Je (nous) ne veux(voulons)pas y croire.
      Elle a un doctorat, elle a crée une start up à succès. Elle est en bonne santé, a l'air heureuse. ...Mais on espère toujours qu'elle "produise" un bébé ...Je ne suis pas fière hein mais j'ai peur qu'un jour elle regrette sa décision. ..

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    10. DOMINIQUE4/10/17

      Reine, ne crois-tu pas qu'une décision qui est obligatoirement réfléchie, car confortée par le temps (sinon elle aurait déjà eu un petit), est très solide et que les regrets ne sont pas de mise ?
      J'ai l'âge d'être grand-mère et pas un instant j'ai été en manque d'enfant. Et je suis reconnaissante à mes parents qui ont eu la discrétion de ne jamais aborder ce sujet.

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    11. Madame H5/10/17

      Allez je viens me mêler de la conversation à mon tour sur notamment cette histoire d'enfants ...
      Quand j'ai rencontré mon mari, j'avais 39 ans et 2 enfants et lui 36 et 2 enfants également.
      J'ai toujours voulu avoir 3 enfants et l'idée de faire un enfant avec cet homme que j'aimais et dont je voyais qu'il était si bon père me paraissait une très bonne idée.
      Lui ne voulait pas; il disait que nous avions déjà 4 enfants à élever et que ça nous occupait suffisamment. Je me suis sentie un peu mal, comme si j'étais rejetée en quelque sorte, presque invalidée, puisque après tout, il avait fait des enfants avec une autre et ne voulait pas en faire avec moi ... et je ne renonçais pas pour autant à mon idée (un peu fixe).
      Et puis un jour, en regardant des mères avec de jeunes bébés au supermarché , je me suis fait la réflexion qu'elles étaient bien jeunes pour avoir des enfants (est-ce bien raisonnable de confier des bébés à des femmes si peu mâtures m'enfin ???) jusqu'à ce que je comprenne que finalement, ce n'était pas elles qui étaient trop jeunes, mais moi qui avais passé l'âge ...
      Dès lors, je n'ai plus "souffert" de ce manque d'enfant et je ne regrette pas aujourd'hui, j'ai bien assez à faire avec les 4 ados à la maison !
      Cependant, je ne suis pas encore ni pré ni ménopausée et j'ai récupéré mes cycles très réguliers depuis que j'ai fait ôter mon stérilet que je ne supportais plus. Je ne prends plus rien et je ne supporte plus l'idée de prendre des contraceptifs hormonaux. Même si mon envie d'enfant m'a complètement passé je pense quand même que le jour où je ne pourrai vraiment plus en faire (parce que ne nous leurrons pas, à 49 ans, je ne peux sans doute plus en faire ...), le jour où je serai ménopausée, je le vivrai sans doute comme une petite mort, et il faudra sans doute que je fasse mon deuil de la "maternité" ...
      Tout ceci est donc parfaitement irrationnel et propre à chacune je crois ...
      La maternité n'es pas la féminité et les deux notions ne se confondent pas, puisqu'on peut être une femme complète sans enfants, mais la maternité peut faire partie de la féminité pour certaines d'entre nous ...

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    12. Reine5/10/17

      @Dominique : on ne lui en parle pas, mon mari fait juste des blagounettes de temps en temps, mais je sens qu'elle sait notre attente muette et je me fustige pour ça ! Parce que j'ai passé le temps à leur dire quils étaient libres de faire et de vivre ce qu'il leur semblait bon pour eux.Injonction contradictoire Bonjour ! Heureusement elle a un caractère très fort et elle est une féministe de haut niveau ! Donc elle nous renvoie dans nos filets vite fait !
      @ oui Mme H c'est exactement ça.

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    13. Chris (aka Paquita Chocolatera)5/10/17

      Madame H, comme tu le dis ceci est parfaitement irrationnel et propre à chacune. 2 ans de ménopause (ou 3 ou 4 je ne sais plus). Je croyais vivre ça comme une fin, une réduction. Eh bien pas du tout ! Je me suis sentie LIBEREE DELIVREE. Plus de douleurs, plus de syndrôme pre-menstruel, et surtout surtout plus de cycle anarchique lié à un uterus fribromateux et une endométriose certes opérée mais avec quelques restes quand même.

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    14. DOMINIQUE5/10/17

      @Chris : c'est exactement ça LIBEREE DELIVREE ! Comme on a nos règles depuis des années et des années, on vit avec. On n'imagine pas exactement ce que ça implique de ne plus en avoir. Tous les jours du mois sont pareils, ils ne sont pas rythmés par "avant, pendant et après" les règles.

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  11. Smouik3/10/17

    Je comprends tout ce que tu dis ressentir bien sûr. Et c'est incontestable un ressenti. Perso, je ne peux te faire part que de ce que je vois (allez, je ne prends que les deux dernières photos, celle avec le Tshirt "kiwi" et celle du billet d'hier) : une femme absolument magnifique et rayonnante vers qui on a envie d'aller. Je me doute bien que ça ne résoudra pas tout mais parfois c'est important de se remémorer ce que les autres perçoivent de soi pour perdre moins de temps à se désespérer (on a le droit de se lamenter un peu quand même :)...). La persévérance dans le travail sur soi et tout ce qui peut faire du bien à l'âme est d'une grande utilité aussi je pense et tu es déjà sur cette voie-là. Keep going!

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  12. Pétunia4/10/17

    Smouik c'est joli tout ce que tu as écrit. Tu mets tellement bien en mots ce que je pense de la jolie blonde.

    Et puis ce que tu as écrit à Zéphine : se découvrir, se respecter... ça me remplit le coeur.

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    1. Elle est forte cette Smouik. Elle devrait faire un blog. Qui est pour ? ;-)

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    2. Mayoun4/10/17

      Mais c'est bien quand elle commente sur le tien! Quelle qualité des échanges, ici!

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  13. lilou174/10/17

    Hello ! Ça fait longtemps que je n'ai pas pris la plume virtuelle ...
    Le sujet m'est sensible. J'ai des bouffées de chaleur depuis plus de 20 ans. Après un THS qui a bien calmé les choses, la gynéco me l'a supprimé (il ne faut pas le prendre trop longtemps dit-elle). Ben qu'est-ce que je le regrette ! Bouffées nuit et jour ... Je passe mes nuits à faire l'éventail avec ma couette. Et désolée mais sur moi les traitements homéopathiques et autres (j'ai tout essayé !) ça ne marche pas :o(
    Mon seul "remède" qui me soulage c'est : ventilo ! j'en ai dans presque toutes les pièces et même dans mon sac (que je branche sur mon iPhone). Ça fait un bien fou, je recommande.
    Voilà mon expérience, je ne la souhaite à personne, même si ce n'est pas très grave, ça pourrit un peu la vie quand même...

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    1. Ma pauvre, tu fais partie de celles que ça n'a pas épargné alors !!!
      Bon courage à toi et des bisous

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  14. Oulla combien de temps que je n'ai pas commenté ici, alors que je lis le blog régulièrement. Mais là forcément ça m'interpelle sur plein de points.
    Déjà je suis une femme, donc j'avais le droit de lire.
    J'ai 47 ans, j'ai encore mes règles et je n'ai pas d'enfants et c'est sur ce dernier point que je veux "rebondir".

    J'ai la chance d'avoir une sœur ainée qui a 8 ans de plus que moi et, a eu la bonne idée d'avoir deux filles. Ainsi mes parents avaient leur quota de petits-enfants, donc pas de pression particulière de mon entourage familial proche.

    Par contre, comme l'a dit l'une d'entre vous, quand j'avais le bon âge (?!!!???), la situation matérielle et un compagnon fixe (apparemment il est communément admis qu'au bout de 2 ans c'est bon ;-) ) là oui j'ai eu des réflexions, plutôt d'hommes d'ailleurs que de femmes. Merci à mon caractère qui m'a permis de recadrer ces réflexions, qui finalement ne me "touchaient" pas, car elle remettaient en cause un choix et/ou non envie, plus que ma personne.

    En revanche, aujourd'hui je me heurte à un jugement quant à ma capacité à émettre une remarque sur par exemple sur l'éducation, parce que n'ayant pas été mère, je ne suis pas légitime (je suis la belle-mère de 2 jeunes filles de 15 et 18 ans .... donc en plein dedans !!!). Et bingo ce genre de remarques vient plus de la gente féminine que masculine.

    Je tiens à poser le postulat que je n'ai rien contre la maternité, simplement je n'ai jamais RESSENTI ce besoin et même si j'ai eu la pression d'un compagnon qui lui avait ce désir, après 2 ans de vie commune (tiens tiens on revient aux deux ans !), ce n'était pas partagé et j'ai refusé. J'ai justement une tellement haute opinion et estime de la maternité, de l'enfant et de moi-même que je n'ai jamais voulu faire parce que les conditions étaient réunies. Résultat, l'utérus s'étant refusé à lui, le compagnon m'a éjecté. Dont acte.

    Mais pour revenir à ce que je vis aujourd'hui, et les quelques réflexions que je peux avoir (Thanks God, le caractère est toujours là donc je recadre encore et toujours), cela revient à dire que comme je n'ai pas enfanté, je ne peux pas comprendre. Je ne m'offusque pas, parce qu'au fond de moi je me dis que les personnes qui me font ces remarques confondent Comprendre et Ressentir. Evidemment je ne ressentirai jamais ce que peut ressentir une mère ET un père pour sa progéniture, néanmoins, à ma connaissance il n'est jamais paru d'études scientifiques prouvant que la non maternité altérait la faculté de compréhension.

    Je me refuse à me stigmatiser, à croire que je suis victime d'une sorte de racisme, rejet parce que justement je vais un peu plus loin que les apparences, mais franchement parfois ça y ressemble drôlement .... sauf que finalement ça ne me fait pas rire.

    Bon sinon, une question .... est-ce que le fait de ne pas avoir eu d'enfants "joue" sur les troubles de la ménopause ? En aurais-je plus, moins ? Je me dis qu'en étant bonne vieille fille acariâtre seule abandonnée aigrie et n'ayant pas d'enfants sous la main, ça doit passer comme une lettre à la poste non ?

    Merci Armelle pour les sujets que tu abordes ainsi que la façon dont tu les abordes, comme quoi les kilos en trop ou pas (ça c'est selon les points de vue) n'altèrent en rien quelque dextérité que ce soit .... je pense que sous un autre angle ton "Amour" confirmera aussi. NA.

    Merci à tes lectrices, à vous lectrices et commentatrices pour la qualité des échanges qui suivent, j'ai plaisir à vous lire autant que l'auteure des billets .... certainement un lien de cause à effet :-)

    Bon pour le coup, je crois que j'ai fait long, désolée pour ceux que ça importune .... est-ce que j'ai le droit de revenir ?

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    1. Ça me fait super plaisir de te lire à nouveau, Claudia. Comme je ne suis pas obligée d'écrire, aucun visiteur n'est tenu de lire, ni même de commenter. C'est open, ici, c'est comme on veut ou comme on peut.

      Alors, re-bienvenue !

      Je comprends ce dont tu parles sur la question "maternité-droit à donner son avis sur l'éducation"... et c'est pas drôle. Oui, tu as toutes tes facultés, n'en doute jamais.

      Je t'embrasse.

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    2. Fredauboulot20/10/17

      Surtout que ce n'est pas un critère, vu le nombre de conseils pourris qu'on reçoit des autres mères en fait! :)

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  15. Fredauboulot19/10/17

    Sympa ta gynéco! La mienne est partie en retraite il y a quelques années et depuis, pas de suivi car j'aime pas sa remplaçante.
    Je sais, c'est pas bien. Faut que je prenne rdv avec ma généraliste vu qu'elle fait le suivi gynéco, ce sera plus simple. :)
    Je crois me souvenir qu'on a le même âge, à peu près, et pour l'instant, je n'ai rien remarqué de mon côté mais je me doute que ça va finir par venir. Je ne sais pas si le terrain familial joue mais ma mère a été ménopausée assez tard, mais avec des "effets indésirables" plutôt costauds. J'espère ne pas tenir d'elle pour ça.
    Pour ce qui est de la contraception, j'ai réglé le pb il y a 4 ans 1/2 en me faisant ligaturer. J'ai estimé que 3 enfants très prenants, c'était suffisant. Donc vu que je suis déjà "périmée", j'attends la fin des règles avec impatience! :)
    Allez, je vais appeler ma toubib pour prendre un rdv, c'est plus raisonnable.

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    1. Je pense effectivement que le terrain familial joue... du mauvais sens pour ma part.
      Et oui, t'as intérêt à prendre rendez-vous fissa.
      (en même temps, vu la date de ton commentaire, qui m'avait échappé, j'espère que c'est déjà fait) ;-)

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  16. J'ai eu une petite alerte à ce niveau (pré menopause) il y a quelques mois. ça m'avait retournée parce que j'avais l'impression de perdre quelque chose, pas la capacité à enfanter (à ce niveau, franchement, chacune est libre de faire ce qui lui semble bon) mais comme si je n'allais plus continuer à être femme (j'en ai même fait un article alors que j'écris presque plus). D'un autre côté, quand on fait une simple recherche sur internet, y a de quoi avoir l'impression de se nécroser ! et puis quand tu as tes règles, on te dit que tu deviens une femme. Quand tu les as plus, t'es quoi ? bref, moi je pense qu'il y a plein de femmes hors norme ici qui pourraient réinventer tout ça et nous donner une version plus glam, plus rock, plus femme de cette étape.

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    1. Je suis complètement d'accord avec toi et j'espère que tu sauras passer ce moment avec panache et légèreté ;-)

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