31 juil. 2014

Quand lama fâché, lui toujours faire ainsi




Vision réjouissante du matin.
Un mini-cirque (deux caravanes, une remorque et quelques animaux) a fait étape sur un terrain plus ou moins vague en face de mon bureau.

J'ai fait deux fois le tour du rond point pour revenir sur mes pas. J'ai ralenti et je me suis fait traiter de connasse (sans doute) par un type en marcel blanc dans une camionnette, parce que je roulais trop lentement. J'en ai profité pour lui dire d'aller tester de nouvelles expériences sexuelles avec sa grand-mère.

Je me suis garée, j'ai fait quelques pas dans les hautes herbes humides et le lama m'a fait un sourire. Note bien que je pense sincèrement qu'il y a un créneau à prendre pour l'orthodontie des lamas. Peut-être que finalement, Crapaud-poilu pourrait plutôt faire ça comme études, à mon avis, ça doit rapporter pas mal.

Vas-y baby, donne-moi ton meilleur profil, c'est pour aller sur l'internet mondial.


Comme c'est un artiste professionnel, il s'est exécuté de bonne grâce, sous l'oeil de sa copine qui me regardait d'un air dédaigneux en se demandant ce que cette pouffe avec son top orange, qui n'a rien à envier aux plots de la DDE, pouvait bien vouloir à son beau chéri.

Je ne me suis pas trop approchée quand même, j'avais pas envie de traîner toute la journée un jet de salive pas claire sur mon pantalon blanc et même s'il avait l'air plutôt amical, si ça se trouve, il s'était frité cette nuit avec le chameau pour une histoire de pissenlit "que tu veux jamais partager, gros égoïste".


Note bien qu'il avait l'air plutôt paisible le chameau. Qui est un dromadaire d'ailleurs. Enfin je crois.

Voilà. tout ça n'est pas sensationnel, j'en conviens aisément mais découvrir un mini-cirque qui faisait une pause au beau milieu de ma zone industrielle ce matin, franchement, ça m'a mise en joie.

A demain pour le dernier kiwi avant ma pause portugaise. Je suis allée acheter hier un guide de conversation de voyage. J'ai déjà appris les trois phrases essentielles.

- Bom dia
- Uma cerveja, se faz favor
- Obrigada



29 juil. 2014

Sentir son parfum le matin



Tous les matins, j'arrive au bureau et je croise un de mes collègues qui arrive à peu près à la même heure que moi... 

On se fait une bise de bonjour et je le respire, discrètement.

Je n'ai pas envie qu'il me voit le sniffer, je n'ai pas envie de le mettre mal à l'aise.

Tous les matins, j'ai une bouffée d'amour et de nostalgie.

Pas pour lui.

Pour celui qui, il y a si longtemps portait le même parfum, reconnaissable entre mille.

Tous les matins, je pense à lui après une bise de bonjour.

Il portait ce parfum comme un étendard, comme sa différence des autres de son âge, plus portés sur des senteurs moins typées, plus passe-partout, des odeurs fraîches d'après-rasage de jeune homme, sans aspérité.

Lui avait choisi cet odeur épicée, tellement différente.

Tous les matins, respirer ce parfum me bascule des années en arrière. Je me dis que personne d'autre que lui ne devrait avoir le droit de le porter, je me dis que c'était sa marque, sa signature. 
Les évocations provoquées par les odeurs sont puissantes, les empreintes laissées par les odeurs sont souvent inaltérables et ont la faculté de te faire revenir dans le temps avec une précision incroyable : l'époque, l'atmosphère, les personnes présentes, parfois même les vêtements portés. Tout te revient dans la figure avec joie, ferveur, émotion ou tristesse. Tout te revient d'un coup. Certains jours, c'est gai. Certains jours, c'est une grande gifle.

Tous les matins, tout me revient. Son sourire, sa présence, ce parfum différent.

Je prends une bouffée de son parfum, elle m'accompagne jusqu'en haut de l'escalier. Je souris. Puis la vie reprend son cours.

Cela fait 23 ans qu'il est parti, que la vie a repris ses droits et pourtant, une simple bise de matin me confirme tous les jours à quel point il me manque.




28 juil. 2014

Happy monday

Crédit photo : Favimages.net


Anecdote du matin

Je suis bluffée par mon cerveau. Non pas que mon intelligence de blonde soit particulièrement remarquable, surtout lorsqu'il fait chaud d'ailleurs, mais disons que j'ai été assez stupéfaite par sa présence d'esprit en ce lundi matin.

Je n'ai pas résolu d'équation mathématique.
Je n'ai pas trouvé de solution pour résorber la crise économique ni pour faire que mon vernis à ongles tienne même quand je fais la vaisselle SANS GANTS.
Je n'ai pas découvert la formule de vaccin anti-tête de nœud ni de pilule magique qui insufflerait de la bienveillance en chacun de nous.
Je n'ai pas trouvé de solution miracle pour que mes cheveux soient en permanence lisses et soyeux même quand j'ai transpiré comme une vache toute la nuit.

Nan.

Mais je me suis réveillée comme une fleur à l'heure requise, à 6h45 pétantes, alors que j'avais oublié de mettre mon réveil.

C'est pas génial ça ?!

Comment mon cerveau est-il capable de se dire que ce n'est pas parce que tu as oublié de mettre ton réveil que tu vas en profiter pour avoir du rab' de sommeil, grosse vilaine ?

Je me suis réveillée seule, sans l'aide de la technologie, ce qui me fait dire que la puissance du cerveau humain de la femme de 39 ans (forever) qui n'est pas encore en vacances, est bien plus remarquable que n'importe quel truc électronique.

Human powa.

Bon lundi à ceux qui bossent encore.
Bonne reprise à tous ceux qui eux ont dû mettre leur réveil pour reprendre le chemin de leurs activités normales.
Encore une 'tite semaine et c'est mon tour...



25 juil. 2014

Nan mais t'as cru qu'la vie c'était un kiwi ?



Alors, on n'est pas bien là, nan ?
Paisible ? À la fraîche ? Décontracté du gland ? (pardon)

La vie c'est un kiwi quand je suis allée faire un petit tour hier soir au resto où bosse Crapaud-poilu. Mon p'tit chat, tout fier... Moi aussi toute fière. Et le Patron qui me dit que c'est un bon gosse, un peu concierge sur les bords (qui est là ? c'est qui celui-là ? t'as vu celle-là ?), mais un bon gamin. Faut dire que c'est un établissement que nous fréquentons depuis... au moins 6 ans. Crapaud-poilu, avec des étoiles dans les yeux, m'a montré son contrat de travail et surtout le salaire qu'il allait toucher... Je suis fière de lui, parce que c'est dur la restauration, surtout que ce matin, il attaquait un deuxième boulot en plus, pour une semaine. Il va être mort.
Tous les matins, de 7h à 12h, il va castrer les maïs (hé, hé, y'en a plein qui savent pas ce que c'est, j'en suis sûre) et après, de 16h30 à minuit ou minuit et demi, il est en cuisine. Plus la route pour rentrer....
A mon avis, les deux premiers jours à Porto, il va les passer à ronfler !

La vie c'est un kiwi pas kiwi quand j'ai reçu mon avant-dernier colis de fringues en soldes. Ce matin. Pas eu le temps de l'ouvrir. Kiwi parce que j'ai trouvé le pantalon de la pub Balsamik, celui avec les jolies fleurettes. Et un blouson en faux cuir camel pour faire ma fashionista de demi-saison. Pas kiwi parce que j'ai BEAUCOUP trop dépensé ce mois-ci. Enorme. Insupportable. Compensation à deux balles d'un état d'esprit chonchon. Kiwi parce que du coup, je me suis pas jetée sur la bouffe. Pas kiwi parce que mon porte-monnaie n'avait pas forcément besoin d'une cure d'amaigrissement. Kiwi parce que je me sens jolie. Pas kiwi parce que ce n'était absolument pas nécessaire. Au final, KIWI. J'ai dit.

La vie c'est un kiwi quand hier soir après la visite furtive à mon p'tit chou, j'ai déambulé sur le Vieux Port pour voir les spectacles de rues. Je suis bien restée 15 minutes avec un groupe de danseurs-comédiens façon hip hop et acrobaties, drôles à mourir. Ils font fait faire des trucs dingues à des gamins ! Et ils étaient gaulés... mazette (les mecs, pas les gosses). J'ai donné des sous en souriant et en applaudissant. Je donne toujours des sous aux spectacles de rues parce que ça me fait plaisir et que c'est mérité. Tout ça avec une barquette de frites avec de la mayo. Sortir le portefeuille du sac, attraper des pièces, la barquette de frites en équilibre tout en applaudissant.... Sans que de la mayo ne finisse sur mon débardeur, c'était super kiwi. Bonheur des vacances.

La vie c'est un kiwi quand j'ai profité qu'il y ait moins de monde au bureau pour le RANGER. Mon bureau. Trier, archiver, jeter, dépoussiérer, déplacer les plantes, faire du vide. Ça fait un bien fou. J'ai pas encore attaqué la boite à crayons et les tiroirs mais déjà, c'est plus net.

La vie c'est pas un kiwi quand j'ai tellement de taf que je sais plus par quel bout commencer. Faut que je fasse des listes, y'a pas à tortiller. Je sais pas bosser sans liste. Trier, hiérarchiser, s'organiser avant de se jeter à corps perdu dans un truc non prioritaire. Ne pas forcément répondre au dernier qui a posé une question ou qui te demande un truc. Se recentrer. Encore une semaine pour tout boucler...

Et puis chose promise, chose due. Voici la vidéo de la ritournelle du vendredi. Ben je peux te dire que c'est pas demain la veille que je vais lancer une chaîne YouTube ! Filmée hier soir avec mon téléphone, dans une rue sans trop de monde parce que bon, le ridicule ne tue pas mais il peut faire mal quand même. Qualité médiocre, cadrage approximatif, une espèce de mimique de la bouche consternante. Je suis Miss-Bouche-En-Cul-De-Poule...
Bon, t'as le droit de rigoler ! Je l'ai foutue en sépia parce que j'étais toute rouge (de chaleur et de honte)... La première qui fait une réflexion sur mes racines sera maudite sur quatorze générations. De toute façon, je vais chez le coiffeur la semaine prochaine. Na.

video

Allez, des bises.



23 juil. 2014

Du rêve à la réalité

Brève histoire.

Le prologue : un billet, un jour avec un dessin de mon désir...




L'histoire : Maman vient quelques jours à La Rochelle et tient à m'offrir des chaussures "Mais des belles, hein, de la bonne qualité..." C'est une espèce de tradition, un rendez-vous toutes les deux qui se déroule ici ou en Lorraine. Un tour de boutiques ensemble, avec Biquet qui attend patiemment à l'entrée du magasin, en portant parfois le parapluie, le sac à main ou les fraises achetées au marché. Il ne ronchonne pas, il donne son avis parfois. On entre chez Minelli, chez André, aussi dans des boutiques cossues et d'autres moins. Elles sont toujours dans ma tête, mais je connais leur prix indécent. Maman dit "Si, vient, on va voir quand même". Je les essaye... Merveille. On repartira sans parce que je sais qu'elles sont soldées aussi à La Redoute. On arrive à avoir 20% de remise supplémentaire en achetant un petit tee-shirt. Plus qu'à attendre la livraison... C'est long...

L'épilogue : elles sont arrivées hier. Je suis joie. Et plus grande de 10 centimètres.



Rendez-vous début août pour les photos de la tenue complète, pour le mariage de ma copine Mélo.

Merci Maman chérie ♥

22 juil. 2014

Les supplices de l'été



Alors ok, il beau, il fait chaud, certains sont peut-être en vacances, certains sont heureux. 
Moi, je ne suis pas certaine d'être une fille de l'été. 

L'été, fait trop chaud pour les gros. On transpire à grosses gouttes, on gonfle (mais pas des seins, mince), on a les cuisses qui frottent et ça pique... J'en profite pour redonner un bon plan découvert grâce à la merveilleuse Stéphanie : la crème Bariederm d'Uriage. Tu tartines où ça se touche et miracle ! Tu peux porter une jupette toute la journée sans sentir la brûlure atroce du frottement et sans le désagrément des petits boutons pas glamour qui vient avec.
J'ai aussi fait venir des US les Bandelettes. Tu connais ? J'ai kiffé le concept de ces deux bouts de dentelle élastiques que tu peux mettre comme des sortes de jarretières, comme si c'était le haut d'un Dim-Up sans le collant. J'ai commandé. Trop grandes. Pourtant, j'avais mesuré... Total, je traverse le parking et je me retrouve avec le bordel sur les chevilles... Flûte.

L'été, il fait jour tard. C'est sympa quand tu passes une soirée avec des amis mais quand tu veux te coucher de bonne heure parce que tu as justement passé plein de soirées avec des amis, c'est chiant pour s'endormir. Il faut fermer le volet mais alors, j'ai plus d'air et j'ai trop chaud avec la couette. J'ai qu'à remplacer la couette par un drap mais après, le matin vers 5h, j'ai froid. Et puis j'en fait quoi de la couette, elle rentrera jamais dans mon petit placard... En fait j'ai un grand placard mais j'ai un peu lâché la rampe pendant les soldes. Les soldes d'été, c'est mille fois plus de craquage que les soldes d'hiver (un p'tit tee-shirt, une p'tite blouse, un p'tit pantalon, un p'tit... un p'tit.... Toujours plein de p'tits qui s'empilent). 

L'été, y'a des glaces. La glace, c'est frais, c'est trop bon d'en prendre une et de déambuler dans des endroits où il faut bon déambuler en suçotant des boules (^^). Par exemple, à La Rochelle, les meilleures glaces sont chez Tonton Maboule aux Minimes. Ok, le nom est ridicule mais le type fait toutes ses glaces lui-même, avec des trucs frais et c'est une tuerie. Ma préférée ? La glace au yaourt. Malheureusement, pas 0%, et pas sans sucre. Mais c'est ça qui est bon, sauf pour mon cul.

L'été, y'a des apéros, et puis des barbecues. Des bières, du rosé, des chips, des olives, du punch, des chips, des apéros qui durent, durent et durent encore. Moi, je ne suis pas une ennemi de la joie et de la convivialité et tout ça me fait super plaisir. Je trinque volontiers. Trop.

L'été, y'a des travaux sur la route. Dans ma zone industrielle et ses alentours, ils doivent penser, certainement à juste titre, qu'il y a moins de monde qui emprunte les routes pour aller bosser alors ils en profitent pour déclencher les travaux. En ce moment, je sais pas s'ils ont décidé d'ouvrir un site de fouilles archéologiques ou de creuser un métro mais c'est l'enfer. Moralité, y'a deux fois moins de voitures qu'à l’accoutumée et je mets deux fois plus de temps pour aller bosser. Entre les déviations, le moment où tu te dis que peut-être que "Route barrée à 200 m" ça signifie que tu peux passer quand même, que tu te retrouves nez à nez avec un tractopelle et un type en marcel et gilet fluo qui te fusille du regard en pensant "Mais regarde la poufiasse blonde qui se croit plus maligne que tout le monde", j'arrive en retard. Et puis à la pause déj', comme j'ai fait le tour du bocal, ma mémoire a fait pfffuiiit et j'ai oublié qu'il fallait que je prenne l'autre route. Du coup bouchon, feux intermittent, rouspétage. Du coup j'ai chaud, retour au premier paragraphe.

L'été, y'a des touristes qui savent pas où ils vont (même quand y'a pas de travaux) et qui ont tendance à prendre la décision un peu olé-olé de finalement prendre la troisième sortie du rond-point à huit voies, sans checker dans leur rétroviseur que je suis là avec ma Grosse Bleue et qui font une queue de poisson. L'été, je dis beaucoup de gros mots en voiture. 

L'été, y'a des touristes qui déambulent en plein centre-ville torse nu, en maillot et claquettes. Dis donc Jean-Francis, La Rochelle, c'est un lieu de vacances ok, mais y'a aussi des gens normaux, qui bossent. On n'est pas au camping des Pins, là, tu vois ? Rhabille-toi quand tu sors de la plage, tu seras mignon.

Je suis pas une fille de l'été...

Malgré tout, le truc qui rattrape toutes ces jérémiades, c'est le câlin de la sieste d'été, les volets mi-clos, lorsque la chambre est encore fraîche d'avoir été fermée toute la journée mais qu'il fait assez chaud pour pouvoir être nue sans un frisson. En tout cas, pas un frisson de froid...


18 juil. 2014

Nan mais t'as cru qu'la vie c'était un kiwi ?



Aujourd'hui c'est vendredi,
Aujourd'hui c'est vendredi,
C'est la foire aux cochons,
C'est la foire aux cochons,
Mon cochon, il va
GA-GNER !

Qui connait cette petite ritournelle qu'on chante avec un air enjoué ? Anyone ?
Allez, si personne ne la connait, je ferai ... une vidéo ;-)

La vie c'est pas un kiwi quand je n'ai plus le temps de faire des petits dessins pour illustrer mes billets et ça me manque... Je vais essayer de m'y remettre, c'est promis. Je vais essayer d'avoir du temps....

La vie c'est un kiwi quand hier soir, pas très loin de la plage de Chef de Baie alors que j'étais avec les Surdo'Rei en train de faire une mini répète, on a vu arriver sur la mer une grosse brume qui a apporté de l'air frais. Ça faisait du bien, la journée avait été brûlante. Sale temps pour les gros(sses). Si on pouvait transpirer du gras plutôt que de l'eau... Je serais Kate Moss.

La vie c'est pas un kiwi quand j'ai une espèce de blues qui stagne dans le creux de mon estomac et qui me rend toute chonchon. Une contrariété non identifiée, une petite boule de pas-bien dont je n'arrive pas à trouver la source. J'ai pas plus de soucis, j'ai toujours des soucis mais pas vraiment plus graves, je n'ai pas eu de dispute, rien de cata. Alors d'où ça vient ce bourdon bourdonnant ?... Pas kiwi/

La vie c'est un kiwi quand Do m'apporte un joli bouquet mimi d'hortensias et de dahlias de son jardin qui illuminent mon salon. J'avais déjà celui de Maman plein de lisianthus, de lys et de mufliers. J'aime les fleurs. J'aime les bouquets... surtout les bouquets foufous, pas les bouquets ronds, serrés, trop lisses pour être honnêtes. J'aime les bouquets foufous, colorés ou pas, emballés dans du papier kraft et pas avec un papier transparent et des ficelles chichiteuses. J'aime les roses aussi. Mais pas celles qui ont une très grande tige... J'aime les renoncules, les tulipes, les jacinthes, le muguet, les petits pompons verts, les anémones. Tu m'offres un bouquet quand tu veux !

La vie c'est pas un kiwi quand mes pieds sont dans un état pitoyable. Faut absolument que je prenne rendez-vous chez Sophie la pédicure parce que j'arrive à rien. Je gratouille, j'enduis de crème, je masse et... je fais de la corne. C'est moche. Je suis mal gaulée des pieds. Du reste aussi mais ça, ça me fait encore plus chier que la taille de mon cul.

La vie c'est un kiwi quand par ces fortes chaleurs, c'est bon de pouvoir aller déjeuner et prendre le frais dans le parc. Et puis y'a des mecs qui jouent à la pétanque, des rendez-vous secrets, des canards qui cancanent. Une parenthèse de tranquillité (photo de la vue de mon banc l'autre midi...)

La vie c'est pas un kiwi quand ce soir, je laisse mon bouchon pour 15 jours. C'est la quinzaine de son père. Ça va me faire drôle mais il a dit qu'il viendrait déjeuner une fois ou deux. C'est comme ça. Mais la vie c'est un kiwi quand du coup, je vais pouvoir profiter de ces moments sans gosse pour... ma vie à moi. <3

La vie c'est un kiwi quand le concert des Francofolies l'autre soir était géant. J'ai découvert Gaétan Roussel en live et je dois dire que j'ai été emballée, notamment par une reprise de Il y a de Vanessa Paradis qui était super. Et puis STROMAE !! Génial, scénographie et mise en scène impressionnantes, changement de costumes, jeux de lumière fabuleux. Et puis je connais TOUTES les chansons par coeur. Et puis la musique, forte, assourdissante parfois qui te fait vibrer le coeur et la cellulite. J'ai adoré, c'était trop court !

La vie c'est pas un kiwi quand j'ai trop chaud dans ma salle de bains le matin. Du coup, je transpire de la figure et du cou. Nuque frisouillante, frange collée sur le front. Fais chier. Je peux quand même pas déménager la salle de bains sur le balcon ! Déjà que l'autre jour je m'y suis coupée les ongles de pieds (mais j'ai balayé) et que je me suis épilée un demi-mollet (je pouvais pas faire plus, le fil était trop court).... Et puis les voisins, tout ça.
Alors maquillage mini et cheveux... aléatoires. On en a des soucis dans la vie, j'te jure.

Allez, des bises.



16 juil. 2014

Sale gosse



Crapaud-poilu a trouvé un nouveau travail, directement enchaîné sur le précédent.
Il bosse dans un resto tous les soirs, de 17h  à minuit. Autant dire qu'on ne va pas se voir beaucoup... Mais c'est bien qu'il travaille, il veut gagner des sous.
Hier, il avait décidé d'y aller en vélo pour deux bonnes raisons : économiser l'essence "qui coûte super cher" et ne pas mettre 45 minutes à se garer étant donné que le démontage des scènes des Francofolies n'a pas encore eu lieu et que l'espace de stationnement est fortement réduit.

Ok.

Je lui ai fait part de mon inquiétude de le voir rentrer du centre ville à vélo en pleine nuit (on n'est pas dans l'hyper centre, non plus).
"Mais Maman, c'est bon, j'ai mon gilet jaune et de la lumière sur mon vélo !" 
Mouais.

Je lui ai bien dit que je laissais mon téléphone allumé et que s'il avait un souci (trop fatigué, un peu la trouille), il pouvait m'appeler et que je viendrais le chercher (on trouverait bien un moyen de coller le vélo dans la Grosse Bleue).

Ok.

Après, je lui ai dit de venir frapper à ma porte pour me signifier son retour et que je m'endorme d'un sommeil placide.

Ok.

A 5h, je me suis réveillée en sursaut. Personne n'était venu frapper à ma porte. Je crois que j'ai senti mon coeur remonter dans ma bouche et j'ai jailli du lit... Perdue, terrorisée. Où était-il ? Perdu ? Mort ? Blessé sur le bord du canal ? Il faisait noir dans l'appart, impossible de voir si ses affaires étaient là. J'ai allumé la lumière, éblouie, peur encore, je ne vois rien. J'ai ouvert doucement la porte de sa chambre.
Il dormait. Il ronflait un peu, même. Echoué à poil sur son lit.

Je ne l'ai pas réveillé mais je vais être claire avec lui : quand je dis "Viens me dire quand tu es rentré", tu t'exécutes. Point. Cette sensation atroce de peur immense, de terreur à l'idée qu'il n'était peut-être pas rentré, je ne veux pas ça. Je ne veux plus ça. Je l'ai déjà vécu avec son père, plusieurs fois et JAMAIS, plus jamais je ne veux ressentir ça. Surtout pas avec mon gamin.

Il m'avait dit hier soir "Viens me faire un bisou quand tu pars demain matin". Je l'ai fait. MOI AU MOINS.

Tout à l'heure, on va s'expliquer.
Tout à l'heure, je vais jouer à l'horlogère et remettre les pendules à l'heure.



15 juil. 2014

Les petits plaisirs



Maman et Biquet sont venus... Ça faisait du bien. C'est toujours difficile d'avoir sa famille loin. C'est toujours difficile de ne pas pouvoir se voir plus souvent... C'était mon choix de partir, il y a si longtemps maintenant, un choix assumé, un choix pas facile, toujours douloureux lorsque vient le moment de se dire au-revoir...

Ces quelques jours étaient un cocon de famille, de moments partagés, de discussions, de rigolades, de câlins, d'échanges de vernis et de tricotages de bracelets loom. Maman avait apporté tout le matos, on s'en est donné à coeur joie.

Avant de reprendre une activité plus normale sur le blog, et néanmoins estivale... Voici quelques instantanés de mon cocon du weekend.

Des bracelets
Maman nous a appris, à Crapaud-poilu et à moi, à tricoter des bracelets loom. On est même allés racheter des élastiques. Et puis, à la faveur d'un petit tour au bord de la plage parce qu'il faisait grand soleil, on s'est offert en plus des petits bracelets qui brillent... Chacune le sien, blanc pour moi et noir pour elle. On gloussait, c'était un chouette moment.



De la cuisine
J'avais préparé mes menus... plus ou moins vaguement. Pendant des années, c'est Lui qui s'était occupé de la partie "repas" dans notre couple et aussi bien sûr lorsque nous avions des invités. Maintenant, c'est moi qui gère... Je suis contente et un peu anxieuse malgré tout parce qu'ils ont été habitués à un niveau de cuisine que je n'atteindrai jamais. Mais je crois qu'ils s'en foutent un peu. Je remercie donc Coline pour la super idée des encornets au lait de coco qui furent fort appréciés. Et pis j'avais fait un clafoutis aussi, délicieux ;-)





Un tour dans l'île de Ré
Dimanche, il ne faisait pas beau mais du coup, c'était mieux. Moins de monde et une lumière différente, un peu grise, qui faisait d'autant plus ressortir certains contrastes. On a déjeuné sur le port de St Martin... des moules ! Délicieuses. On a beaucoup discuté, juste nous trois sans le gosse qui était en train de bosser. C'était bien de pouvoir aussi parler entre adultes, tranquillement.



"Interdiction d'appuyer les vélos contre les volets"...



Un défilé
Tous devant la télé pour regarder le défilé ! J'avais déjà raconté ici, probablement l'année dernière à la même époque, à quel point je kiffe le défilé du 14 juillet. La musique militaire, les gens bien alignés qui bougent en même temps, tout ça fait du bien à mon côté obsédé par la symétrie, dans un état orgasmique pendant plus d'une heure. Et puis la Marseillaise chantée par des types qui savent chanter, ça me colle les poils. Bien plus que quand ce sont des footballeurs dont le chant n'est pas le principal don requis.

Des cadeaux
Deux pots de confiture maison, une paire de sandales de la mort que je recevrai bientôt, une validation de choix de tenue pour un mariage, des échantillons de produits de beauté par dizaines, un sent-bon... Du temps offert, de la complicité, de la bonne humeur et le plaisir de les voir bien, tous les deux.

Maintenant, je vais me consoler en pensant que se quitter, c'est pour mieux se retrouver.


10 juil. 2014

Nan mais t'as cru qu'la vie c'était un kiwi ?



Décidément, rien ne va plus... V'la t'y pas que le kiwi ramène ses côtes un jeudi... Y'a plus de saison ma bonne Dame !
En vrai, je vais prendre quelques jours de repos (en fait, j'ai mon vendredi et lundi c'est férié) et la vie c'est un gros kiwi parce que Maman et Biquet viennent nous voir en Charente Inférieure.
Ils arrivent vendredi aprem, donc le matin, astiquage de l'appart' de fond en comble parce que bon, quand Maman vient, faut que ce soit clean. Là, tu souris ou tu fais pffff parce que je suis sûre que tu fais pareil... Après, faut que j'aille à la Préfecture faire immatriculer ZaZa tout en réfléchissant à ce que je vais faire à manger pendant 4 jours. 
Une idée lumineuse, simple, qui fait de l'effet ? Allez vas-y, lâche-toi !

La vie c'est un kiwi totalement addict qui vient de télécharger un jeu de mah-jong sur sa tablette. Incapable d'arrêter. Autant les Candy Crush et consorts me saoulent, autant là... Je sais pas... C'est peut-être parce que c'est un jeu simple et millénaire (en fait assez compliqué quand tu regardes sur Wikipédia), mais les versions en ligne sont plus simples dans les règles. Sauf que là, ça fait au moins 25 parties que je bloque sur le même plateau. Finalement, je sais pas si ça me détend ou si ça me stresse. Je crois que ça me détend... Quand je perds, je dis "Pas grave, je vais réessayer". Je ne suis pas très joueuse dans l'âme, pas tricheuse, pas mauvaise perdante alors.... j'aime bien. Surtout qu'il n'y a pas d'enjeu.
Sauf que vendredi matin, faut pas que je démarre, sinon mon programme de la journée est mort.

La vie c'est un kiwi quand je suis une fois de plus en amour des jolies recettes et des merveilleuses photos d'Hana sur son blog Jveux être bonne... Le sublime marshmallow aux framboises me fait baver depuis deux jours.



La vie c'est un kiwi quand j'ai enfin reçu la Tangle Teezer. C'est quoi encore cette lubie, tu demandes ? C'est (il parait) ZE brosse à cheveux révolutionnaire : pas de nœuds, cheveux plus brillants, pas de casse, pas d'électricité statique.Vu mes obsessions capillaires du moment (tant qu'on ne m'appellera pas Raiponce par erreur dans la rue, je vais continuer), il a ABSOLUMENT fallu que je l'aie (encore une fois, strictement inutile donc rigoureusement indispensable). Commandée sur Internet et hop !
A la vue du truc, Crapaud-poilu s'est exclamé "On dirait la brosse du chien !" C'est pas faux. Elle ressemble aussi aux brosses qu'on emportait à la piscine quand j'étais petite et qui étaient en forme de fleur avec une petite poignée qu'on glissait entre les doigts. Tu vois ce dont je parle ?
Je dois avouer que c'est pas mal du tout. Mais cheveux sont tout brillants, tout doux et ça démêle hyper bien. On en reparle dans quelques semaines ?



La vie c'est pas un kiwi quand je suis désolée de n'avoir pas écrit beaucoup plus cette semaine mais j'ai du boulot par-dessus la cacahuète. Et puis des rendez-vous le soir (mais pas ce que tu crois), et puis des soirs où je suis fatiguée et j'ai pas envie, parce que je préfère passer quelques minutes avec mon loupiot qui s'endort comme une souche à 21h. Ah bah oui, il bosse ! Comme un forcené, il embauche* à 5h et débauche* à 14h ou 16h... Ça dépend des jours mais en tout cas, il est mort. Et bien content de bosser et de gagner des sous. Heureusement, ça ne va durer qu'une semaine...
*embaucher / débaucher : termes purement charentais qui explique à quelle heure tu commences à travailler et à quelle heure tu termines. C'était la minute locale.

La vie c'est un kiwi quand démarre aujourd'hui les Francofolies ! J'y vais avec Crapaud-poilu le dernier soir pour voir Stromae (entre autres !) On est tout fous ! Pitêt des photos sur Facebook ;-) 
On est amis sur Facebook ? Nan ? T'as juste à cliquer en haut à droite et tu demandes, ça me fera plaisir.

La vie c'est pas un kiwi quand mon gosse a fait une blague qui m'a fait moyen rigoler. Il me regarde et il me dit "Tu dois pas être emmerdée avec le wifi, toi ?..."
Hein ?
"Bah oui, au niveau du front, tu captes super bien".
Mouais. Bof.
Si, c'est un peu drôle mais je lui ai fait comprendre que les blagues sur l'âge, les rides, la peau qui pend, nan, finalement, c'est pas mon truc. Alors il m'a fait un câlin et a dit "Haaaaan, mais c'est pour riiiiiire". Ok. Mouais.

On se dit à bientôt ?

Allez, des bises.

* * *

EDIT de 8h45 : ce matin, le mouflet a loupé le réveil. Il s'est réveillé à 5h20 pour normalement embaucher à 5h00... Il s'est brossé les dents fissa et est parti en courant avec un épi de la mort et la paupière collée. Et en plus la peur au ventre de se prendre une avoinée. C'est le métier qui rentre ;-)



7 juil. 2014

J'ai mis de l'or dans mes cheveux



Je ne reviendrai pas sur cette découverte qui m'avait fait frémir concernant les paroles de la chanson de Dalida... Je persiste à dire que "de l'or", c'est bien plus sexy que "de l'ordre". Bref. Toujours est-il qu'hier dimanche, j'ai tenté une expérience capillaire dont je n'avais lu que du bien dans différents blogs (et oui, je lis AUSSI des blogs capillaires) (mais pas tout le temps) (Thank God).
Je n'ai pas encore voulu tenter le shikakaï, je crois que je ne suis pas prête. C'est quoi le shikakaï ? C'est une sorte de poudre tirée d'un arbre indien, qu'on mélange avec de l'eau et qui rend le cheveu souple, brillant et soyeux. Dit comme ça, ça a l'air top mais j'avoue que j'hésite...

Re-bref.

Moi, j'ai testé le Masque au lait de coco. Air con garanti mais résultat assez probant.

Comme je suis une blogueuse qui tient la route, je vais pas te raconter un truc, je vais te MONTRER comment j'ai fait. Pas le droit de se moquer.

Il faut donc : du lait de coco (moi j'ai pris de la crème parce que le lait, c'est vraiment trop liquide). Du cellophane. Une serviette. J'ai aussi utilisé un pinceau spécial qu'on utilise pour les teintures pour aider à l'application, mais c'est pas obligé. J'ai d'ailleurs fini avec les doigts comme une grosse cochonne.



Il faut enduire tous les cheveux de Crème de coco, mèches par mèches, puis les relever avec une barrette.


On dirait un peu que je viens de tourner dans un film porno hard-core, mais JE TE JURE que ce n'est pas le cas.




La première qui fait une réflexion sur mes racines, je lui déchausse les dents avec une épingle à chignon.


On emballe le tout dans du cellophane. AIR CON. Mais la chaleur du cuir chevelu emprisonnée dans le plastique va faire "fondre" le lait de coco et l'aider à mieux pénétrer.
Les mèches.
Pénétrer les mèches.




Et pour encore renforcer l'effet chauffant, on couvre le tout avec une serviette chaude. Comment on fait une serviette chaude ? Soit elle sort du sèche-linge, soit tu l'humidifies avec un peu d'eau et tu la mets 30 secondes au micro-ondes. Attention à pas te brûler. Et pis on emballe sa tête.


Ouais, j'ai un peu du noir sous l’œil. Ouais, je sais





Ensuite, tu vaques le plus longtemps possible. Moi, j'ai laissé poser trois heures environ. Surfage sur Internet, regardage des Reines du Shopping en replay, repassage, cuisinage, lecturage, tout ce que tu veux sauf que TU NE SORS PAS DE CHEZ TOI. 
C'est ce que je me suis dit que j'aurais dû faire quand j'ai croisé le regard du voisin d'en face alors que j'étais sur mon balcon. Il hésitait entre la consternation et l'horreur.

Après tu shampouines (une ou deux fois en fonction de tes habitudes), tu appliques du démêlant si comme moi, tes cheveux pensent que le shampoing est un super moment pour tisser entre eux des liens indestructibles.

Séchage. Tadam !
Le résultat... Wouaaa.... Tout doux ! Tout légers !




Voilàààà.

Blonde paresseuse, blogueuse capillaire du dimanche.

La prochaine fois, je tente l'expérience du masque visage au son d'avoine, miel, jus de pamplemousse et sperme de libellule. Parait que c'est génial contre la ride du lion.



6 juil. 2014

Bienvenue ZaZa !



Ayé, il L'a.
Ayé, ELLE est arrivée... Pile poil la veille des résultats du bac. Comme un cadeau en avance.

Vingt-cinq ans, toute belle.

Crapaud-poilu a une voiture.

Visiblement, la gueulante de l'autre jour a dû faire un peu d'effet puisqu'il a réussi à trouver (et à payer) une p'tite voiture pour notre gosse. Non pas que je ne veuille pas participer au financement, mais ... bref... ce sont nos affaires, indémêlables et inextricables.

Tu verrais comme il est fier ! J'ai fait un tour dedans bien sûr, lui à côté de moi conduisant la tête droite et le sourire en coin, s'appliquant à bien utiliser le starter. Ah oui, elle a un starter. Et aussi des vitres pas électriques, des pneus larges comme ceux d'une mobylette, pas d'avertisseur sonore si tu oublies tes phares, pas d'essuie-glaces intermittents, elle a un miroir de courtoisie dans le pare-soleil passager, un volant tout fin, un vide-poches, une petite clé toute mimi pour ouvrir le bouchon du réservoir  et un autoradio "qui ne capte que des stations de son âge" a-t-il dit en rigolant. Plus un klaxon sonore et conquérant dont il se sert tous les 100 mètres, tellement il est content.

Faut lui trouver un nom ! j'ai dit
"Elle s'appelle ZaZa". 
Ah, pourquoi ? (j'ai pensé à ma copine Zaza qui serait ravie de savoir que la bagnole de Crapaud-poilu portait le même nom qu'elle)

"Ben, c'est écrit sur la carte grise !"

C'est vrai.

Marque : Citroën
Modèle : ZA ZA

Enorme.

Mon p'tit chou est désormais équipé d'une AX de 1989 (une poulette de vingt-cinq ans), avec seulement 60 000 km, gris métallisé, dont la jauge semble avoir un mode de communication qui lui est propre quant au niveau du réservoir et dont le coffre s'ouvre avec un fil de fer mais... il est heureux. Moi aussi.

Il a l'intention d'aller s'acheter avec son premier salaire un super autoradio bluetooth... Je suis pas certaine que le starter suffise à faire démarrer ZaZa si la radio est en route... Je le laisse faire. Après tout, il a 18 ans, il a son bac (AVEC MENTION), il a une carte bancaire. C'est un adulte.




4 juil. 2014

Nan mais t'as cru qu'la vie c'était un kiwi ?


Désolée.
Je ferai un EDIT gigantesque plus tard dans la journée.

Là, je peux rien écrire parce que j'attends les résultats du bac, tu vois ?
L'attente c'est pas kiwi.

A tout à l'heure...

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EDIT : YESSSSSS !!!

CRAPAUD-POILU
ADMIS MENTION BIEN section européenne

Je cours dans le salon avec mon tee-shirt sur la tête parce que la vie, c'est un super kiwi.

Il est fort mon p'tit chou.

C'est MÔA qui l'ai fait !


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La vie c'est donc un super kiwi.
Là, j'ai pas la tête à raconter autre chose mais je te promets un deuxième kiwi ce weekend.

Allez, des GROSSES bises.



2 juil. 2014

Ne pas le fêter



Hier, en me réveillant, j'ai attrapé mon téléphone comme chaque matin pour checker la météo et décider ainsi de ma tenue de la journée. J'y ai instantanément pensé, pour la première fois depuis tellement longtemps.

Depuis de très nombreuses années, les méandres de mon cerveau me faisaient zapper la date. Sauf hier. 

Au début et pendant plusieurs années, on avait décidé de faire quelque chose de spécial ce jour-là, comme tout le monde le fait ou comme on se sent obligés de le faire (pression sociale, familiale, poids des traditions). Un dîner au restaurant, on se faisait beaux, avec au-dessus de nos têtes la contrainte de passer une super soirée puisque c'était, en principe, un moment heureux. Moi j'aurais voulu qu'il semble amoureux et heureux, que pour une fois, il puisse un peu montrer des signes de tendresse. C'était l'inverse. Il a toujours adoré faire le contraire de ce qu'on attend de lui, comme une sorte de rébellion d'adolescent sur le retour.
Le bonheur contraint et forcé par le calendrier n'y trouve pas son compte. La soirée finissait régulièrement par des larmes arrosées de champagne, de l'aigreur, de la colère, de la rancœur, le tout mi-cuit avec son bouillon clair au jus de tourteau. Comme si se retrouver en tête à tête justement ce jour-là catalysait nos différences.

Alors une année, peut-être au bout de 5 ans, j'ai dit stop. Pas question de continuer à s'imposer d'être heureux ce soir-là. Pas question de fêter quoi que ce soit si c'était pour que le lendemain, la peau de mes joues pique à force d'avoir été baignée de larmes salées.

On a cessé d'y penser et surtout cesser de se l'imposer. Régulièrement, j'oubliais la date. Ce n'est qu'un texto de Maman dans le courant de la journée qui me la rappelait. J'envoyais un petit "Merci !" et répondait "Non, on ne fêtera rien ce soir, peut-être dans le courant de l'été".

Hier, en me réveillant, j'y ai pourtant pensé tout de suite.

Hier, c'était mon anniversaire de mariage. 19 ans. Je lisais justement le billet de Caro sur ses noces de laine et j'ai regardé par curiosité sur Wikipédia à quoi correspond ce nombre d'années. Noces de cretonne.
"La cretonne est un tissu assez fort, constitué de fils de chanvre, de lin ou de coton, principalement employé pour l'ameublement". Ok. Super.

Hier, j'ai pensé à mon mariage. A cette union que j'ai décidé de rompre parce que je n'en pouvais plus de m'oublier dans cette relation, de subir, de regretter, de vivre à moitié en me disant chaque jour "Mais c'est pas ça ma vie". Bientôt, cela fera un an que je lui ai annoncé ma volonté de partir, c'était quelques jours après le dix-huitième anniversaire.
C'est long, une séparation. Aujourd'hui je vis ailleurs, nos chemins sont différents mais encore tellement mêlés par un fil fort de chanvre, de lin ou de coton et qui s'appelle Crapaud-poilu. Nos vies sont encore mêlées puisque je suis encore mariée. J'ai hâte de pouvoir rompre ce lien-là qui me pèse et qui m'empêche malgré tout de vivre ma vie comme je l'entends.

Je ne sais pas si lui y a pensé. 
Je ne sais pas si Crapaud-poilu y a pensé. 
Je ne sais pas si ma mère y a pensé et si elle a dû se réfréner pour un envoyer un texto... Et pour y dire quoi ? Sincères condoléances ?

Officiellement, juridiquement, je suis mariée depuis dix-neuf ans et un jour.

Officiellement, mais pas juridiquement, je suis séparée, bien plus heureuse qu'il y a un an, deux ans, cinq ans. Bien plus heureuse que toutes ces années à ne pas vouloir fêter un anniversaire de mariage sous peine de pleurer à la fin de la soirée.

Et puis la cretonne, franchement... Pourquoi pas de la toile de jute pendant qu'on y est ?




1 juil. 2014

Charrette



Je suis charrette les poussins.

Je pense à toi mais j'ai grave pas le temps.

Tout va bien. Sauf que j'ai pas le temps.

J'avance bien. Sauf que j'ai pas le temps.

J'ai beaucoup de boulot, donc j'ai pas le temps. Et puis y'avait match hier soir donc j'ai pas le temps.
Crapaud-poilu va avoir sa caisse, mais j'ai pas le temps de t'en parler.

Mon tas de linge à repasser est plus haut que le Mont-Blanc, mais j'ai pas le temps.

Y'a de la viande au congél' mais j'ai pas le temps de la sortir alors je mange des chips.

J'ai deux nouveaux vernis offerts par Miss F. mais j'ai pas le temps de les poser.

Y'a des soldes en ce moment, mais j'ai pas le temps d'y aller.

Je cours, je trépigne, j'ai chaud.

J'ai pas le temps.

Bientôt, très bientôt, je viendrai te raconter des trucs mais là.... bref, t'as compris le concept.