19 sept. 2011

Je monte me coucher...

Cette phrase, je la balance à la cantonade deux fois par semaine, en principe ; parfois plus souvent, mais seulement dans des périodes précises. Et jamais le soir. Cette phrase signifie, ô grand bonheur, que je vais faire la sieste. Et y'a rien de meilleur que ce moment précis, je te promets.


Imagine-toi que nous sommes le week-end, ou pendant les vacances. Je viens de déjeuner, j'ai débarrassé la table, nettoyé la cuisine, passé un coup de chiffon sur le robinet de l'évier, essuyé les miettes... Allez, c'est bon. Je sens déjà le délicieux engourdissement général qui me gagne, comme si, tout d'un coup, ma nuque était tellement lourde qu'elle me forçait à courber la tête. Engourdissement d'autant plus puissant si j'ai bu un (ou deux) verre de vin au déjeuner. On dirait que mon horloge biologique sait que c'est NOW. Et heureusement pour moi, mon horloge biologique de semaine sait que c'est seulement quand je bosse pas !

Je monte l'escalier d'un pas lourd, je dors déjà à moitié. Je me déshabille, même si cela ne fait qu'une heure que je suis habillée, finalement. Je ferme les volets, mais pas complètement, des fois ils restent ouverts s'il pleut, je n'ai pas envie de me mouiller les bras. Je me mets au lit, juste fait du matin. Souvent, Chouchou est là aussi, pas toujours. Je choisis un truc à la télé qui ne m'oblige pas à réfléchir ou qui ne nécessite aucune attention, et je mets le son tout doucement. Walker Texas Ranger, c'est parfait pour ça. D'ailleurs rien que quand j'entends le générique, je baille. Toi aussi ? Tu vois, tu ferais mieux de faire la sieste, finalement ! Chuck Norris vs. Stilnox / 1-0

Je sombre presque instantanément et je rêve. Des rêves bien plus tourmentés, extraordinaires, érotiques, sans queue (!) ni tête, que ceux de la nuit. Comme si le cerveau savait que ça n'allait durer que quelques dizaines de minutes et disait aux scénaristes de rêves : "bon allez les gars, faut envoyer la patate là, on n'a qu'une seule prise !". Je dors environ vingt ou trente minutes, et instinctivement, je me réveille. Là, deux options : soit je reste éveillée, soit je me rendors. Dans la majorité des cas, je choisis la première option, parce que sinon, c'est parti pour deux heures.

La sieste courte, elle te procure un bien-être magistral, comme un nouveau départ qui s'annonce et qui n'influera pas sur mon dodo du soir. La sieste longue, c'est différent : le réveil est souvent vaseux et finalement, tu comates le reste de l'après-midi, avachie sur le canapé et en plus le soir, t'es crevée et t'as pas sommeil. Ce qui est très chiant. J'aime pas trop la longue, sauf si j'ai fait une nuit blanche par exemple, parce que de toute façon, je déteste la grasse matinée (toujours réveillée au plus tard à 8h45) et qu'à un moment, il faut bien récupérer.
Sieste courte, donc. Et là, à chaque fois que je me réveille, les rêves disparaissant instantanément dans un flou artisique du plus bel effet (les mecs des effets spéciaux des rêves de sieste, c'est la crème de la profession), il faut que je prenne la décision la plus difficile de toute ma laïfe : il faut sortir du lit. Il y fait tellement bon, chaud, douillet, que l'idée de me retrouver à poil dans le milieu de la chambre me fait horreur. C'est d'autant plus difficile s'il fait froid ou s'il pleut. Pourtant, deux fois par semaine, je suis plus forte que l'horreur et je me lève quand même. Admiration de tous, admiration de moi-même devant tant de volonté. Puissance de l'esprit.

Et puis, en renfilant ma culotte, je tente d'interpréter la forme de la tache de bave que j'ai laissée sur mon oreiller, comme un test de Rorschach... Alors voyons, on dirait une tête d'indien surmontée d'un koala borgne. L’interprétation est délicate... Tiens, je vais plutôt aller me faire un café. Avec un petit carré de chocolat.

J'aimerais vraiment qu'on m'explique pourquoi je bave à la sieste (pour le glamour, on fera un prochain post), et pourquoi je ne bave pas la nuit. Hein, pourquoi ?

Par égard pour les yeux chastes qui pourraient s'égarer ici, je n'aborderai pas maintenant le chapitre "crapuleux" de l'encyclopédie de la sieste, mais... disons que les câlins de l'après-midi sont de loin les plus miam.

Tu as dis Blonde comment déjà ?...

10 commentaires:

  1. Anonyme19/9/11

    Si tu as la réponse à ta question à savoir le pourquoi du bavage apremidien et non nocturne tu me l'envoies hein, nan parce que la même en couleurs chez moi ...
    Beusouilles
    Mimine
    http://Mimineetmoi.canalblog.com

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  2. Peut pas répondre je bave de nuit aussi...

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  3. leyleydu9519/9/11

    ah ! la sieste !j'adore !...Rituel familial !
    j'ai même réussi à convaincre mon fils (qui ne fait plus la sieste à l'école) que le week end et les vacances,la sieste est obligatoire !
    On se couche après le poulet/frites+patisserie (très bon repas pour la digestion), un peu de sesque (pas avec mon fils,nanmeho !)et 2h de sieste au minimum...
    Rien que d'en parler,j'ai hate d'être au w-end prochain !!

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  4. Oh punaise, j'avais lu "en reniflant ma culotte"... je retourne me coucher.

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  5. En lisant le commentaire de la Brodeuse du Phare, j'ai donc relu ladite phrase, et effectivement, je crois avoir la même perversion que la demoiselle du dessus, ayant lu la même chose !
    Pour moi pas de sieste, ou rarement, parce que contrairement à toi, je n'arrive pas à dormir que 20 minutes. Donc après, c'est l'état vasouillard dont tu parles.
    Et pareil, moi la bave, c'est la nuit aussi.
    Et je n'ai pas honte de renifler ma culotte... :-)

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  6. Alors moi j'enlève pas ma culotte, je bave aussi (dès que je dors) et je crois que le nuit tu baves aussi, mais EN DÉBUT de nuit, du coup le matin quand tu te réveilles c'est sec, et tu crois que tu n'as pas bavé...! (en tout cas moi c'est comme ça...)
    Et pis la sieste j'adore, et si je pouvais la faire au boulot bien souvent ça m'aiderait à être pls efficace !

    Le moment préféré de ma life : le début de ma première grossesse : deux mois de vacances : levée à 8h30, sieste à 10h, manger, sieste l'après-midi, couchée au plus tard à 22h30... ça c'est le bonheur, et je ne suis pas blonde, et je ne ressemble pas à une laitue... (grosse et paresseuse par contre : oui !)

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  7. moi aussi je bave... mais partout... quand je m'endors dans la voiture je bave... dans le train idem... au cinema aussi... partout! pis aprés y a une tite trace qui prolonge ma bouche... parfois je m'en aperçois... parfois pas... cte honte! :o)

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  8. @toutes les baveuses : étant donné l'ampleur du problème, je propose qu'on se rencarde pour savoir pourquoi-qu'on-bave à la sieste et pas ailleurs...

    Sauf si l'explication de Valérie de Rennes s'avère vérifiée... Alors là, c'est moche, c'est donc tout le temps !

    Et Nana : un bavoir brodé, spécial voyage ?... ;-)

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  9. Ah ouai, je vais faire un post de mon côté pour mener l'enquete, on ne sait jamais quelqu'un a peut être la réponse par chez moi ! ;-)

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  10. si je pouvais arriver à faire la sieste juste 30 min ça serait top mais moi c'est toujours la longue !!!

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